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2016
21/Déc

Facebook révise son algorithme pour lutter contre le clickbait

Vous avez probablement déjà entendu parler du clickbait (appât à clics), technique éditoriale online très en vogue visant à récolter un maximum d’audience par des titres de publication accrocheurs, mais d’un contenu décevant pour le lecteur lambda.

Si toutefois la désillusion n’est pas une fatalité face à un titre aguichant, légion  sont les sites qui proposent des articles ou des vidéos « à sensation » dont le contenu n’est pas à la hauteur du titre. Un beau livre à la reliure mensongère, en quelque sorte, qui déçoit, voire trompe, les internautes.  

Facebook s’est engagé  à lutter contre ce phénomène, afin de « protéger » les internautes de ces véritables pièges à clics, qui pourraient bien finir par nuire à sa propre image. Focus sur les mesures prises par le géant de Menlo Park…

Un nouvel algorithme

Pour lutter contre les fausses promesses et les contenus peu ou pas en adéquation avec leurs annonces, le géant des réseaux sociaux a en effet mis en place un nouvel algorithme capable de détecter les intitulés les plus courants, propices à un clickbait flagrant. Ainsi, les structures de phrases bien connues et n’offrant guère un contenu de qualité, digne de satisfaire le lecteur, seront désormais bannies par Facebook.

Attention, il ne s’agit pas de supprimer le contenu et de la faire totalement disparaître, mais plutôt de le déclasser. C’est un peu la même logique que Google, qui consiste à infliger des points de pénalité aux sites peu scrupuleux ne respectant pas les bonnes pratiques en SEO, et qui tricheraient afin de  à mieux émerger naturellement dans la SERP, sans avoir autant de poids ou de légitimité en temps normal dans les pages de résultats du moteur de recherche.

Pour ceux qui tenteraient d’être top rankés, Google prévoit même son fameux bac à sable, ou « sandbox » pour dissuader quiconque d’adopter des méthodes de référencement naturel pas très règlementaires. Il s’ensuivra une reculade dans les résultats proposés par Google desdits sites aux méthodes douteuses.

Le mode de sanction retenu par Facebook est du même genre. Il viserait à déclasser les éditeurs aux contenus trop prometteurs par rapport au contenu, en les rendant moins visibles dans les fils d’actualité. D’ailleurs, la firme n’en est pas à son premier coup d’essai : elle avait tenté, déjà en 2014, de punir les adeptes du clickbait en fonction du ratio entre le nombre de clics engendrés et le manque apparent de partages ou de likes. Un indice fiable de la déception du lectorat.

 

Une crainte pour les Community Managers

Face à cette nouvelle décision prise afin de faire littéralement la chasse au clickbait, les Community Managers s’interrogent. En effet, quoi de plus frustrant et de menaçant pour eux, puisque c’est désormais les titres eux-mêmes que prendra en compte par le nouvel algorithme de Google, de manière  à “downranker” ceux jugés trop accrocheurs pour être bien sérieux !

Le sujet pose de nombreuses questions, car on pourrait y voir une entrave à la liberté du choix éditorial de chaque annonceur.

La polémique est donc lancée à ce sujet, car les rédacteurs et leur style de posts pourrait bien être jugés d’office par Facebook, et pas toujours à bon escient. Le surprenant et l’attrayant se verraient-ils ainsi pénalisés abusivement ?

Les Community Managers sont donc face à un obstacle de taille, pour que leurs publications restent classées de manière juste et équitable, malgré un titre choc parfaitement justifié.

Faut-il donc adopter une stratégie éditoriale forcément modeste pour éviter une pénalisation abusive ? Voilà ce qui préoccupe aujourd’hui les Community Managers, obligés désormais de revoir leur liste de bonnes pratiques. Facebook s’est engagé aussi dans cette voie, après l’étude selon laquelle les titres les plus directs et informatifs engendraient généralement plus de partages et de likes.

La volonté de la plateforme serait avant tout de conserver une communication « authentique », et Facebook souhaite satisfaire ses adeptes, après de de nombreuses plaintes contre le clickbait.

 

Comment ne pas se faire déclasser dans les fils d’actualité ?

Pour rester à la page, et ne pas subir la discrimination de Facebook, il va falloir désormais composer avec leur nouvel algorithme d’analyse sémantique. La reconnaissance de texte, et la classification automatisée vont donc nous faire surveiller de près nos plumes.  La liste ci-dessous énumère les pièges à éviter pour ne pas être considéré comme un piège à clics :

  • N’omettez pas une information importante dans le titre.
  • N’exagérez pas une information, de manière à la « gonfler » et de la rendre plus attrayante que de raison.
  • Bannissez les titres commençant par les mots ou expressions du genre « Vous ne devinerez jamais… », « …d’une manière inattendue et très spectaculaire. » « …choses peu connues pour impressionner… », « …la suite va vous étonner ! »
  • Proscrivez les titres qui énoncent des pseudo-vérités générales invérifiables.

 

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Posté par

Mon cursus universitaire l’atteste : je suis un fils de pub passionné par le marketing  qui aime tra

Laurent Dessi

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