2016
17/juin

Affaire DSK : les vrais marketeux de la communication de crise politique

Emotion, acte déplacé, rumeur de scandale, présidentiel, complot, arrestation, prison, intellectuel brillant, président du FMI : qui n’est pas resté scotché devant son téléviseur ce jour du Sofitel. Il allait se rendre à l’aéroport quand les sirènes se mettent à hurler en montant la 5e avenue, descendre Times Square, pour arrêter l’homme le plus puissant ou presque de la planète. La famille de tous bords politiques s’indigne et crie à la présomption d’innocence, qui est une particularité bien française alors que l’homme est déjà sous les verrous. Mais ce qu’on ignore bien souvent c’est qu’avant même le dernier tour de clé pour enfermer notre illustre personnage, un jet privé décolle du Bourget direction New York. 

A son bord, la plus grande spécialiste de la communication de crise, Anne Hommel. Si les partis politiques choisissent une agence pour leur campagne, « un président normal «  aura coûté la modique somme de un demi-million d’euros versée à l’agence TBWA, dont le président est Jean-Marie DRU, très loin des poncifs de la gauche et de son socialisme alambiqué. Ce qui lui vaudra quelques mots d’esprit bien tournés venant de son parti  : « La gauche molle de martine Aubry. Mais tout ça est bien pensé et réfléchi par les planeurs strass de l’agence pour offrir un slogan fort en opposition à un président « Bling Bling » qu’incarne Nicolas sarkozy.

On connaît le vrai talent de Séguela, pour la com politique, mais l’un des plus grand communicants en situation de crise n’est autre qu’un homme qui a exercé ces fonctions à un très haut niveau, dans un grand groupe international, et qui, bien qu’homme de l’ombre dans ces situations, a su redorer le blason de politiciens lâchés par leur parti et poussés rapidement à l’échafaud. Cette agence, dont la carte circule allègrement dans l’hémicycle du Sénat, les partis et autres, n’est autre que Euro RSCG, aujourd’hui renommée Havas car passée sous le giron de Bolloré et en partie gérée par son fils.

Dans cette époque de migration politique, que ce soit aux Etats-Unis avec la poussée de TRUMP, ou la défiances des Français qui, après l’affaire des Pigeons, passent aujourd’hui leur nuit debout, il est grand temps que les publicitaires démontrent qu’il existe des gens talentueux, des agences qui ont une expertise pour accompagner nos pouvoirs politiques.

Chez Euro RSCG, cette particularité appartient à Stéphane Fouks, socialiste, ami de manuel Valls, conseiller sous jospin. Il entoura DSK pour lui donner une image présidentiable : lobbying !

Ce lobbying en faveur de DSK s'accompagne de pressions contre les livres censés nuire à l'image du futur présidentiable. En 2006, lors de la sortie de Sexus Politicus, ouvrage traitant de l'importance de la sexualité dans le microcosme politique français, Stéphane Fouks menace l'éditeur de poursuites judiciaires. En 2011, le livre sur DSK, "Les secrets d'un présidentiable" est publié. L'auteur est anonyme et apparente Ramzi Khiroun et Stéphane Fouks à un « gang ». Les deux hommes portent plainte contre l'éditeur, Plon, pour « injures » ; une technique, selon l'éditeur, pour connaître le réel auteur du livre. Good Job, Mr Fouks !

Vous vous rendez compte cher lecteur qu’on est encore loin du Sofitel et que déjà des hommes de l’ombre bossent comme des Men in Black pour éviter toute calomnie. Plus tard, il jouera un rôle important dans l’affaire Cahuzac. Ce sera donc à Anne Hommel de parvenir à maintenir un continuité pour DSK.

Brillante, ambitieuse, elle fut l’attachée de presse de DSK. Et qui veut la peau de DSK ? La presse, car ça rapporte. Une couverture de DSK ça fait vendre quand on sait que la presse va mal. Et son parti coupe l’herbe sous le pied d’un présidentiable élu in extremis à La Rochelle, sans véritable programme que de contrer Sarko qui s’est fait tabasser par les médias durant 5 ans. C’est comme avoir une paire dans son jeu alors qu’on sait que l’autre à un meilleur jeu.

On bluffe, on fait tapis, car on sait plus que tout que c’est notre heure et on joue jusqu’au bout.

Anne Hommel fera un brillant travail de reconnexion de la classe populaire avec DSK. Son éligibilité présidentielle n'est plus la bien venue, mais ses compétences et son savoir économique ne peuvent être altérés par quelques déviances sexuelles. Un vrai travail de métronome, de brèves apparitions avec sa femme, de séparation, de règlement à l’amiable, qui confère à notre homme un vraie légitimité.

Et un argument choc ! Les Français se foutent de la sexualité de leurs dirigeants du moment qu’ils ont des couilles. C'est peut-être le constat que la France et les Français font aujourd’hui : il y a-t-il un dirigeant qui a des couilles ?

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Posté par Laurent Coperet

J’ai commencé ma carrière de directeur artistique dans de grandes agences de publicité, telles que Mac Cann Erickson, Grey Paris, Euro Rscg, BETC où j’ai mis mes compétences au service de marques prestigieuses ! Fin des années 90, l’internet lire la suite...

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