2016
05/Sep

Blogging et optimisation SEO font-ils encore bon ménage ?

On en a eu de bons exemples avec les conférences TED pour le support vidéo. Mais, plus récemment, c’est dans des d’articles que le format long retrouve ses lettres de noblesse perdues pour une folle cause SEO. Avec Medium comme porte-étendard, on retrouve très souvent en tête d’affiche des contenus fleuves quasi encyclopédiques tant ils sont bourrés d’idées avec toute la substance pour les approfondir et des liens vers des sujets et contributeurs associés pour aller encore plus loin.

Cela fonctionne très bien sur les moteurs de recherche, alors que la pratique contredit pourtant les conseils des experts, pourquoi ?

Le glas a-t-il sonné pour l’optimisation SEO ?

La réponse est Oui et Non. L’Optimisation SEO reste pertinente, mais dans une approche de blogging et d’Inbound Marketing, l’approfondissement et le partage d’un contenu affichent un retour sur le temps passé bien plus efficace. D’où l’intérêt de se poser la question de l’investissement efficace pour un contenu bien référencé et générateur de retombées positives.

Ce que le SEO ne note pas : l’attachement à la ligne éditoriale et aux idées soutenues

On cherche non plus des blogs connus, mais plutôt des influenceurs et des personnes capables d’analyser un secteur ou un sujet dans son ensemble, et non plus des micro-sujets ou articles focalisés sur une seule et unique problématique.

La démarche habituelle des référenceurs est assez simple mais efficace. On définit une liste de mots-clés, entre 20 et 50 avec un score d’opportunité (à savoir l’indice de confiance pour se retrouver top 3 des résultats de recherche mixé avec le nombre de recherches mensuelles), il suffit par la suite de préparer un corpus de textes à publier et de créer dans certains cas des articles liés entre eux (ou cocons-sémantiques) pour certaines thématiques concurrentielles afin d’être au top du SEO pour certains mots-clés.

Si la technique est encore efficace et rentable pour de nombreuses thématiques, la pure optimisation SEO tend à s’essoufler pour deux raisons principales :

  1. Une forte tendance vers l’actualité et la mise à jour des contenus

Effet attendu de la plus forte compétition dans le contenu, Google a le choix, et ce, jusque dans les disciplines B2B. La primauté est toujours aux tops médias spécialisés (et qui incite à publier dessus des tribunes en invité). Pour le reste des blogs et publications, l’actualité tient une part de plus en plus importante, tout comme la fréquence des publications.

Dans cette dynamique, on ne cherche donc plus à sur-optimiser les contenus, mais plutôt à faire du « better done than perfect ».

  1. L’accroissement du taux de rebond n’est plus une réalité

On a jadis loué la concision : des contenus concentrés en 500 – 750 mots, incluant un appel à l’action en fin de contenu. Il en a souvent résulté des articles très semblables à ceux des titres de presse et dépêches AFP, qui survolent un sujet, n’approfondissent pas les idées, et ne vaudraient certainement pas la moyenne à une dissertation.

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Mais nous ne sommes plus les mêmes lecteurs pressés, et nombreux sont ceux qui profitent des transports et pauses déj pour lire des contenus qui tendent vers les 8-10 minutes, un format qui se rapproche de la nouvelle et nous offre une plongée dans l’univers de l’auteur. Fini donc la lecture flash pour laquelle on sacrifiait tout ; on sauvegarde, on lira plus tard, mais s’il y a de l’intérêt, l’audience sait prendre le temps.

Nombre de partages sociaux moyens

La taille compte aussi, l’audience partage plus les contenus qui en jettent !

De plus, le phénomène Linkedin en est un excellent exemple. Votre cible est B2B ? Alors  comparez un instant Linkedin et les autres sources de trafic. Le temps passé par contenu web est bien plus important. L’audience très qualifiée du réseau social a des attentes et une attention élevées. Donc oui, la taille ça compte.

 

Quels reports pour un trafic organique de qualité ?

On en convient donc, la pure optimisation SEO n’est plus une technique efficace à elle seule. Et c’est du côté d’un mix idéal, de bonnes habitudes rédactionnelles, des contenus longs et de qualité,

  1. La sérendipité des réseaux choisis

La force des réseaux sociaux, des nœuds d’influenceurs et des partages (parfois même sans cliquer sur le lien ^^), c’est avant tout la sérendipité et la reconnaissance acquise.

Sur ce point on s’est dit qu’un tableau comparatif serait très utile pour vous y retrouver et sûrement choisir où poster en dehors de votre blog.

 

Facebook Linkedin Twitter Medium Google+ StumbleUpon
Volume partagés +++ ++ ++ ++ + +
Intérêt B2B + +++ ++ +++ + +
recherche par sérendipité +++ ++ ++ +++ ++ +++
Importance des profils influenceurs + +++ ++ +++ ++ +
Total ++ +++ ++ +++ + +

 

Au final, Medium n’est pas si mal, surtout en langue anglaise avec une communauté Marketing et Tech très nombreuse et qui utilise le média pour s’informer sur des tendances à suivre. Idem sur Linkedin qui tend aussi être au top avec Pulse sur une cible B2B très large.

Des blogposts relayés avec sens, qui vous ouvrent de belles opportunités

Beaucoup de startups et influenceurs en herbe publient sur Medium, Linkedin Pulse et autres plateformes dédiées à la publication de contenus d’influence et non plus sur un blog dédié. Grossière erreur : le contenu une fois posté ne vous appartient plus, pire il n’aide pas à améliorer le référencement du site.

C’est franchement dommage dans la mesure où une tribune qui a la primeur sur un blog peut être partagée sous forme de curation sur Pulse ou Medium. Il s’agit là d’indiquer aux moteurs de recherche qu’en pointant sur l’article d’origine, il est question d’une curation et non de duplicate content.

En réalité, Medium et Pulse sont d’excellents outils de Social Selling, pour vous faire une renommée et travailler votre Personal Branding. En revanche, pour le référencement, l’ajout d’appels à l’action, le suivi du trafic (impossible d’ajouter des tags ou une balise analytics), il n’y a rien. Autrement dit, la devanture est une coquille vide qui ne vous apportera pas ou peu de prospects. En matière d’Inbound, la démarche primordiale est de maintenir une fréquence régulière sur votre propre média, un blog de préférence, celui-ci pourra être l’occasion de partager le contenu ailleurs (par exemple sur medium).

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Gabriel Dabi-Schwebel

Posté par

Ingénieur de formation j’ai commencé ma carrière dans le conseil en télécom et en média. J’ai aus

Gabriel Dabi-Schwebel

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Gabriel Dabi-Schwebel

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2 Commentaires

Corentin dit: 14 Août 2017

Merci pour cet article. Après certaines recherches il semble malgré tout que poster son contenu sur Medium permettent d'aider le référencement du site principal si le nom de domaine de la publication Medium a été personnalisé avec le même nom de domaine


Idéamots dit: 23 Sep 2016

Merci pour cet article très pertinent ; je partage votre avis sur le fait que l'expertise, la mise en avant de la personnalité du blogueur et de ses prises de position sur des sujets "chauds" et "froids" permettent désormais de ne plus tout miser uniquement sur le SEO ; remettre le facteur humain au cœur du processus, c'est à mon sens une avancée positive ! :-)


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