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2017
20/Juin

Les slasheurs, ces multi-travailleurs

Crise économique, ubérisation à tout va, mondialisation, digitalisation, etc. sont autant de facteurs qui popularisent cette pratique depuis une dizaine d’années. Mais qu’entend-on exactement par ce terme “slasheur” ?

De quoi parle-t-on ?

Bien évidemment, nous ne parlons pas ici de Michael Myers ou bien encore de Norman Bates, mais bien de l’homonyme de ce genre cinématographique.
Slasheur, anglicisme issu du symbole typographique slash : “/”. Cette “barre oblique” est parfois utilisée à la manière d’un trait d’union ou bien pour mettre en exergue une opposition.
 Ce terme désigne les personnes qui ont plusieurs casquettes, généralement professionnelles, et qui cumulent ainsi plusieurs activités, salariées ou non.
Nous sommes donc là en présence du collaborateur d’une entreprise qui, une fois son travail terminé à 17h30, la quitte pour continuer sa journée de travail avec une autre activité.
Contrairement au cumul des mandats, théoriquement illégal, le cumul des activités lui, ne l’est pas !

Quelles sont les raisons de l’émergence des slasheurs ?

Bon nombre de personne sont lasses du schéma professionnel traditionnel qui consiste à être mono-employé. Par choix, par besoin ou par conviction, elles préfèrent mener de front plusieurs carrières.
 Par besoin d’abord, car la crise économique touche beaucoup de gens, et il faut arriver à “joindre les deux bouts”, ce qui oblige, parfois, à cumuler plusieurs petits boulots.
Mais ce mode de vie est également adopté par choix personnel. En effet, afin de ne pas entrer dans un système préétabli qui nous demande de nous contenter de choix arrêtés, certains font le pari de superposer des activités, favorisant ainsi un certain “zapping professionnel” et une ubiquité professionnelle.

Digital et slasheur 2.0

Le digital a (r)évolutionné les usages personnels et professionnels. La digitalisation donne accès à toute une bibliothèque d’information, et ce où que l’on se trouve.
Il est donc tout à fait possible de travailler pour une structure située à des milliers de kilomètres, par exemple.
Aussi, beaucoup d’entreprises de l’économie numérique favorisent cela et permettent à leurs collaborateurs de développer des projets connexes à leurs activités professionnelles via des projets intrapreneuriaux, à l’instar de Google par exemple.
Le digital permet donc de travailler de n’importe quel endroit, favorise la mobilité et efface certaines frontières structurelles.

Quels sont les avantages de ce “mode de vie”

Cette nouvelle définition de sa vie professionnelle présente plusieurs avantages.
Le premier : la multiplication des expériences. En effet, salarié ou non, le fait de cumuler plusieurs activités permet d’acquérir de nouvelles compétences, car les activités ne s’exercent pas forcément dans le même domaine professionnel.
 Il est possible d’être comptable le jour, étudiant le soir et DJ la nuit ! Il n’y a pas vraiment de limite(s) à ce système.
Un autre avantage à être slasheur est le réseau. En effet, qui dit diverses expériences professionnelles dit développement et entretien du réseau, et rien n’empêche de faire converger certains intérêts.
Bien évidemment, nous ne prétendons pas être exhaustif car il existe bien d’autres avantages à devenir slasheur.

Quels sont les inconvénients de ce “mode de vie”

Qui dit avantage(s) dit bien sûr inconvénient(s). Sans parler de ceux qui sont obligés de cumuler des emplois pour s’en sortir, dont comprendrons ici l’inconvénient majeur sans en faire le détail, ceux qui choisissent plusieurs activités peuvent également se heurter à certaines difficultés.
En effet, qui dit plusieurs activités dit plusieurs responsabilités ainsi que plusieurs “agendas”, pas toujours concordants. Il faut alors déployer des trésors d’agilité pour faire coexister tout cela.
Ce mode de vie peut également entraîner une certaine précarité, car il s’agit d’un cumul de “petits contrats” qui, s’ils ne sont pas correctement exécutés, peuvent être facilement résiliés.
Un autre inconvénient majeur est la réticence éventuelle de l’un des employeurs (sauf à être en freelance) qui pourrait voir d’un mauvais œil son collaborateur  “papillonner” ailleurs.

Faire du slash une réussite

Le devoir d’employabilité incombe à tous. Pour ce faire, il faut donc constamment se former, se développer, personnellement et professionnellement.
 Pour être un slasheur aguerri, il faut être méthodique, organisé et rigoureux. Et aussi agile car il faut, parfois, jongler d’une activité à l’autre et donc faire preuve de réactivité.
 Et bien sûr, il faut être flexible : flexible quant aux missions proposées et/ou recherchées et quant à son emploi du temps. Cependant, l’individu n’est pas seul responsable de cette flexibilité. L’employeur doit lui aussi l’appliquer dans la gestion de sa “ressource humaine”, qui sera également la “ressource” de quelqu’un d’autre.

Avec l’arrivée des nouvelles générations Y et Z sur le marché du travail, les attentes changent, les besoins évoluent et il faut s’adapter à de nouvelles exigences.

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Yann Schimmer

Posté par

Atypique et passionné. Tels sont les adjectifs qui peuvent me caractériser. Baccalauréat scientifiqu

Yann Schimmer

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