2021
20/Jan

10 conseils pour rédiger des textes faciles à traduire (et améliorer leur qualité)

Apprenez comment rédiger des textes faciles qui pourront ensuite être traduits dans toutes les autres langues.

Votre contenu est déjà rédigé ? Vérifiez sa qualité en utilisant cette check-list.

Lorsque l’on pense à son audience de manière globale, on réalise que certaines expressions ne sont pas si évidentes que cela à traduire. Certaines phrases peuvent rapidement devenir ambiguës dans certaines langues et ainsi porter à confusion. Dans le monde global d’aujourd’hui, il est à souligner que la manière dont nous parlons et nous écrivons impacte les autres de manière significative.

Sur les projets pour lesquels nous accompagnons nos clients, nous échangeons généralement sur les aspects suivants : langues, technologies, critères de succès, objectifs et attentes. Il est facile d’oublier un point pourtant majeur : la qualité des contenus sources. Sont-ils bien écrits ?

Vos textes sources servent de base aux autres contenus traduits dans toutes les langues. Ainsi lorsque le nombre des langues cibles augmente, l’impact de la qualité de votre contenu source augmente tout autant ! Il est donc primordial de bien planifier la rédaction de vos contenus destinés à une traduction professionnelle de qualité. Vous l’aurez compris, la qualité des textes sources représente un enjeu majeur.

Afin d’éviter de tomber dans les pièges classiques, il existe quelques consignes générales à garder en tête lorsque vous rédigez des textes destinés à être traduits. Gardez vos phrases simples et directes afin de faciliter leur compréhension, et suivez une ligne éditoriale pour davantage de cohérence. Parce qu’avoir des phrases claires, concises et bien construites améliore la qualité des traductions, réduit le temps nécessaire à leur réalisation et donc par la même les coûts. Vous améliorez ainsi le time-to-market et donc l’impact de vos contenus.

1. Faites des phrases concises

Afin de faciliter la compréhension de vos textes et se simplifier leur traduction, essayez de ne pas utiliser plus de 20 mots par phrase. Boostez la lisibilité de vos contenus. Je me demande souvent ce qui est vraiment important ? Comment puis-je simplifier ce que j’ai à dire ? Il est souvent utile de lire ses textes à voix haute afin de les optimiser.

2. Utilisez des constructions de phrase standards dès que possible

Cela se traduit généralement par sujet, verbe, complément. Assurez-vous également que la structure grammaticale soit correcte, ainsi que la ponctuation.

Il est nécessaire de vérifier que les bases soient respectées, car il est tout à fait possible qu’une erreur issue d’un texte source se répercute sur le texte traduit. Les traducteurs marquent certes les erreurs lorsqu’ils en rencontrent ; ceci ne devrait cependant pas remplacer la relecture des textes sources afin qu’ils soient de la meilleure qualité possible.

3. Évitez les longues chaînes de noms

Lorsque les mots de liaison sont omis dans les phrases, le lecteur doit de lui-même les insérer mentalement. Si vous devez lire une phrase plusieurs fois avant de la comprendre, les chances sont élevées de rencontrer des difficultés lors de sa traduction en différentes langues. Lorsque c’est le cas, on s’aperçoit qu’une interprétation incorrecte du sens des phrases sources est monnaie courante, ou que les traductions sont souvent trop littérales.

4. Utilisez un unique terme afin d’identifier un concept singulier

Les synonymes ne sont pas les meilleurs amis de la clarté. Essayez d’utiliser les mêmes mots lorsque vous parlez de la même chose. Lorsque vous cherchez à présenter le même concept de différentes manières, vous perdez en consistance et cohérence pour vos traductions ; vous perdez aussi en efficacité avec votre mémoire de traduction. Ceci peut donc avoir comme résultante une perte de qualité, une augmentation des coûts et du temps de traduction.

Les mémoires de traduction utilisent des séquences de mots ; lorsqu’un mot – même insignifiant, sera changé, ceci aura donc un impact. Il est donc parfois intéressant de réutiliser du contenu qui a déjà été traduit. Ceci est cependant également à contre-balancer avec les aspects SEO.

5. Évitez l’humour

Il est rare de pouvoir traduire l’humour avec son équivalence. Il en est de même pour le jargon, les expressions régionales ou les métaphores. Ces expressions ne sont généralement pas comprises universellement et ne peuvent donc tout simplement pas être traduites correctement.

Néanmoins, si l’humour tient une part importante de votre positionnement de marque global, il pourra alors être nécessaire d’utiliser des services de transcréation. Vous pourrez ainsi donner plus d’impact à vos messages. La transcréation permet de conserver le message clé, en ayant le même impact, en transmettant les mêmes sentiments, en utilisant le même style et la même tonalité que le texte source – mais dans une autre langue, pour une autre audience cible et dans un autre marché.

6. Soyez clair avec les dates internationales

Il est conseillé d’utiliser un guide de style décrivant l’utilisation des chiffres et des unités de mesure (poids, longueur, température, heure, etc.) pour chacune des langues.

Par exemple : 09/07/2021. S’agit-il de septembre ou de juillet ? Tout dépend de là où l’on se trouve. En France, cela sera juillet ; mais aux États-Unis c’est septembre. L’option la plus sécurisante est donc d’écrire en toutes lettres le mois en question. Il est alors possible d’utiliser une abréviation du mois afin de gagner de la place lorsque celle-ci est limitée.

7. Utilisez des pronoms relatifs comme «que» et «qui»

Même si vous n’en avez pas besoin, les pronoms relatifs peuvent faciliter la compréhension de vos textes. Il est préférable de s’assurer qu’ils ont été utilisés, plutôt qu’omis. Prenons par exemple ces deux phrases :

Tu prends toujours les tonneaux vides. | Les tonneaux vides font le plus de bruit.

Il est plus facile de les comprendre lorsqu’elles sont liées par le pronom relatif “qui” :

Tu prends toujours les tonneaux vides qui font le plus de bruit.

8. Utilisez la voix active plutôt que la voix passive

La voix active est plus directe et mieux comprise. Elle est donc aussi plus facile à traduire. Les mots tels que “été” ou “par” peuvent indiquer que la voix passive est utilisée. Voici un exemple :

  • Le cycliste observe les feux. > ACTIF
  • Les feux sont observés par le cycliste. > PASSIF

9. Évitez les verbes à particules (contenant une forme verbale avec un ou plusieurs articles)

Les verbes à particules compliquent généralement les traductions, mais si vos textes sources sont en français, vous n’aurez pas ce problème. En effet, c’est quelque chose que l’on rencontre en anglais, en allemand ou en néerlandais notamment.

Prenons un exemple anglais pour mieux illustrer ces propos. On préférera utiliser “met” plutôt que “ran into” En effet, les verbes à particules ont souvent plusieurs significations et sont moins formels.

10. Assurez vous que ça passe (longueur)

L’anglais est souvent plus court que les autres langues ; il convient donc de s’assurer que la place sera suffisante pour une traduction dans les autres langues (jusqu’à 35 % de plus !). Inversement, si l’on traduit du français vers l’anglais le texte occupera généralement moins de place, ce qui peut aussi avoir une importance dans la mise en page. Ceci est particulièrement important pour les interfaces graphiques ou les softwares. Les différences de longueur ne sont pas uniquement présentes au niveau des phrases, mais aussi de simples mots.

Rechtsschutzversicherungsgesellschaften (compagnies d’assurance offrant une protection juridique) : le livre Guinness des records présente ce mot assez encombrant comme étant le mot allemand le plus long utilisé dans le vocabulaire courant. Et que se passe-t-il lorsqu’une traduction en allemand ne passe pas dans la place allouée ? Pourquoi ne pas jouer sur les espacements entre les mots ? Une planification en phase initiale du projet vous fera économiser des sous et bien des maux de tête.

La communication et la préparation sont essentielles

La communication interculturelle nécessite des études préalables et des pratiques à maîtriser. Mais tout commence par la préparation des contenus pour les lecteurs internationaux, afin de s’assurer que les textes sources sont faciles à traduire. Une fois le décor planté, vos traducteurs pourront se concentrer sur le processus de traduction en lui-même et ainsi affiner davantage les contenus afin de les adapter à l’audience ciblée. Le fait de rédiger des contenus prêts à être traduits vous fera gagner du temps et de l’argent. Dans le même temps, cela augmentera la qualité et la lisibilité de vos traductions.

Lorsqu’il s’agit de se développer à l’international de manière globale, un des principaux objectifs est de maintenir un positionnement de marque unique tout en garantissant des traductions de textes précises dans plusieurs langues. Il est donc important de travailler en partenariat avec votre fournisseur de services linguistiques (LSP) et de lui donner les ressources, les directives de traduction et les documents de référence nécessaires pour qu’il puisse au mieux vous accompagner. Plus vous communiquez avec votre LSP, plus il sera en mesure de vous accompagner pour garantir la meilleure qualité de traduction possible – et les conseils qui vont avec.

Notre agence de marketing international est à votre disposition pour vous accompagner dans vos démarches, n’hésitez pas à nous contacter pour discuter de vos besoins de traduction.

Antoine Générau

Posté par

Après avoir créé et développé une entreprise d'e-commerce international en Allemagne durant 10 année

Antoine Générau

Contact Marketing international :

Gabriel Dabi-Schwebel

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