2020
23/Nov

Pollution numérique : quels enjeux pour les entreprises digitalisées ?

La pollution numérique n’est plus un secret, on sait maintenant que le digital a son impact dans la pollution globale de la planète. Stockage de données, logiciels énergivores, matériaux utilisés pour la conception de nos hardwares et objets connectés, autant de problématiques qui participent aujourd’hui à l’impact du digital sur la pollution globale de notre planète. Quels sont les enjeux pour les entreprises et comment limiter son impact en tant que collaborateur ? 

Qu’est-ce que la pollution numérique ?

La pollution numérique provient de plusieurs facteurs. D’une part, de la fabrication et de l’utilisation de nos appareils électroniques (ordinateurs, objets connectés…). D’autre part de notre activité sur internet. Qu’il s’agisse de faire une recherche sur Google ou Yahoo pour ne citer qu’eux, de stocker des fichiers sur le cloud, ou encore d’envoyer un email, on génère dans chaque cas une activité numérique qui nécessite de l’énergie. Qui dit consommation d’énergie dit souvent pollution. C’est bien le cas pour les énergies consommées dans le cadre d’activités numériques, on parle alors de pollution numérique.

Cette pollution numérique est responsable de 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Plusieurs chiffres sont assez parlants et alertent sur l’évolution de l’impact du digital dans la pollution mondiale. En voici quelques-uns :

  • Internet émet 1,5 fois plus de gaz à effet de serre que le trafic aérien ;
  • 90 % des datas mondiales ont été produites sur les deux dernières années ;
  • le numérique consommait 15 % de l’électricité mondiale en 2019. Cette consommation aura doublée d’ici fin 2020.

Quels sont les principaux acteurs de la pollution numérique ?

La pollution numérique compte plusieurs acteurs :

  • Les fabricants de matériels électroniques. Ordinateurs, smartphones et objets connectés nécessitent de nombreux matériaux pour leur fabrication. À titre d’exemple, c’est en moyenne 60 matériaux différents qui sont nécessaires à la fabrication d’un smartphone. L’obtention de ces matériaux ne se fait pas sans impact sur l’environnement puisque cela entraîne un épuisement des ressources ainsi que la pollution engendrée pour l’extraction, la transformation, le transport de ces ressources. Aujourd’hui, une des solutions est de rallonger la durée de vie de ces objets pour limiter la pollution.
  • La destruction de ces différents équipements. Une question importante se forme autour du traitement des déchets électroniques qui a son impact dans la pollution des sols et de l’air. C’est aussi ici que le rallongement de la durée de vie des appareils peut jouer un rôle important pour limiter cet impact.
  • Les data centers. Ils stockent et traitent les données à un volume toujours plus important. En France, on estime que les data centers consomment 10 % de l’électricité totale consommée. Certains sont maintenant alimentés par des énergies renouvelables pour limiter leur impact sur l’environnement.
  • Les logiciels et applications. Parfois très énergivores, les logiciels et applications utilisent l’énergie de nos objets électroniques lorsqu’ils sont utilisés. Aujourd’hui, certains éditeurs cherchent à développer des logiciels et applications moins demandeurs en énergie.
  • Entreprises et collaborateurs. Nous avons tous un impact sur la pollution numérique en tant qu’entreprise ou collaborateur. Nous utilisons des objets électroniques, nous stockons sur le cloud, nous utilisons des logiciels et applications, nous envoyons des mails, faisons des recherches sur internet, etc. Nous avons donc la possibilités de prendre des dispositions pour limiter cet impact.

Quels sont les enjeux de la pollution numérique pour les entreprises ?

En France, on estime à moins de 30 % le nombre de français conscients de l’impact écologique du numérique (sondage réalisé par l’Observatoire du Numérique BVA/Digital Society Forum en 2019). La question de la sensibilisation et de la pédagogie autour de la pollution numérique est importante. Et c’est de plus en plus en entreprises, que l’on voit des dispositifs se mettre en place à la fois pour sensibiliser ses collaborateurs mais aussi pour s’adapter et intégrer le changement dans leurs manières de fonctionner.

Sensibilisation et pédagogie

La pollution numérique n’est pas “visible”. Elle l’est en tout cas moins que la pollution émise par le trafic routier ou aérien. Comment se rendre compte de la pollution engendrée par l’envoi d’emails ? Qu’est-ce que 10, 50 ou 100 g de CO2 ? Il faut pouvoir donner des repères en créant des parallèles avec des chiffres que l’on connaît. Exemple : envoyer 20 e-mails par jour pendant 1 an, c’est équivalent à 1000 km de voiture. Autre exemple : on estime qu’un e-mail génère à lui seul 19 g de CO2 et un e-mail stocké pendant 1 an génère 10 g de CO2.

Que représente l’économie d’un email envoyé pour un coup de téléphone passé à la place ? Quelle économie est réalisée avec un ordinateur éteint lorsque je ne suis plus dans mes horaires de travail (bureau ou télétravail) ? Ce sont autant de questions qui nécessitent des chiffres pour éveiller la curiosité, sensibiliser et éduquer sur la pollution numérique. Et c’est en entreprise que cette pédagogie peut être réalisée qu’elle vienne des collaborateurs ou du management.

Évolution des pratiques

De plus en plus d’entreprises mettent en place le changement de leurs pratiques. Qu’il s’agisse de motivation économique (puisque la pollution numérique a un coût) et de volonté de nourrir leur politique RSE, ce sont des actions qui s’inscrivent parfaitement dans les discours de responsabilités et c’est d’ailleurs pourquoi nombreuses sont les entreprises à vouloir être labellisées Entreprises numériques responsables.

On voit également beaucoup d’entreprises qui sont dans leur transformation digitale et qui veulent directement intégrer ces changements au sein de celle-ci. Elles évitent ainsi la question de la possible future refonte de processus pour s’adapter et moins polluer. Au top des entreprises qui intègrent bien ces sujets, on retrouve les secteurs de l’énergie, de la banque/assurance et de la dématérialisation. Il y a une réelle volonté d’être formé sur le sujet et d’appréhender ces problématiques.

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Raphaël Gouache

Posté par

Diplômé d’un master en école de commerce, j’ai développé mon expérience en marketing et en vente en

Raphaël Gouache

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