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2018
31/Août

MOOC- un business model en pleine évolution

Ils rassemblent de plus en plus de monde; les Massive Open Online Course (MOOC) permettent de suivre des cours via des plateformes numériques. Ils favorisent les conversions, la réinsertion, la valorisation de compétence, par leurs certifications valorisantes sur le marché de l’emploi. Comment fonctionne le business model et est-il appelé à évoluer ?

Un moyen de se cultiver gratuitement, mais aussi une alternative payante pour se former, ils apportent des compléments de formation et une grande souplesse aux utilisateurs, par les supports médias employés.  Voilà ce que proposent les plateformes de cours en ligne.

Le modèle freemium

De plus en plus d’utilisateurs s’intéressent aux cours en ligne. Les MOOC ont évolué vers des modèles « freemium » ; un modèle qui nécessite un grand nombre d’actifs.

Un mix entre le modèle “free” et le modèle “premium”. Le “free” proposant un service gratuit et le “premium” proposant un service payant et haut de gamme. La stratégie est de faire adhérer un maximum de clients au service gratuit pour les rediriger vers le service payant. On parle alors de taux de conversion premium.

Les MOOC sont en pleine évolution. Ils sont de plus en plus payants, en totalité ou en partie.  Les certificats, la correction de travaux, la participation aux forums, sont quelques exemples de fonctionnalités payantes.

Des modèles d’abonnement illimité qui attirent, comme celui proposé par Kadenze, une plateforme de social learning, moyennant un abonnement mensuel de 10 euros.

L’évolution naturelle des MOOC est nécessaire, les vidéos gratuites sont toujours disponibles, mais le modèle évolue vers des formats plus rentables.

C’est pourquoi les MOOC ont de plus en plus tendance à se présenter groupés. C’est le concept des spécialisations Coursera développé par l’université de Stanford, ou de Kadenze. Une manière d’inciter les élèves à suivre plusieurs cours au lieu d’un seul.

Certes, les MOOC gratuits perdurent, participant de la stratégie globale des universités et des écoles. Mais ils doivent trouver leurs business models.

Une logique ATAWAD (any time anywhere any device)

Au-delà des certifications payantes qui existent depuis plusieurs années, les plateformes présentent plusieurs avantages. Elles sont intuitives et faciles d’utilisation, mais aussi modulables selon une logique ATAWAD, puisqu’on peut se former quand on veut, où l’on veut, sur son ordinateur ou son téléphone.

La dimension sociale apportée notamment par le système de chats et d’évaluation par les pairs, contribue à séduire de nouveaux consommateurs.

Les MOOC conduisent à la validation d’acquis grâce à des certificats à l’issue d’exercices complémentaires, moyennant un léger investissement financier.

Même si la très grande majorité des inscrits à un MOOC ne finit pas le cours, par manque d’implication mais aussi par choix assumé de ne découvrir que quelques contenus, ces attestations distinguent les utilisateurs les plus assidus qui apprécient de voir reconnaître les compétences acquises.

Au-delà de ces certificats ponctuels, les plateformes proposent de plus en plus de véritables parcours de formation, notamment dans le domaine du numérique, qui constituent pour les entreprises des ressources complémentaires au traditionnel catalogue de formation continue.

Développer son employabilité

La certification délivrée est surtout importante pour les personnes en période d’insertion ou de reconversion, d’autant plus qu’elle aide à obtenir un financement par Pôle emploi ou par le biais du compte personnel de formation.

Coursera s’apprête à lancer un programme HEC totalement en ligne, qui permet à des étudiants intéressés par l’innovation et l’entrepreneuriat de suivre le cursus à distance et d’être diplômés de la prestigieuse école, sans jamais aller sur le campus de Jouy-en-Josas.

Le partenariat prévoit qu’une partie des frais de scolarité sera reversée à Coursera. En contrepartie, HEC entend bénéficier de la visibilité de la plateforme qui revendique 26 millions d’utilisateurs.

Les formations MOOC n’attirent pas que les universités mais également les entreprises ; la flexibilité et la spécialisation des formations proposés ont séduit ces dernières.

Les formations s’attaquent aux métiers du digital (digital learning manager, community mangement), autour de la transformation (design thinking, méthodes agiles, data science) comme par exemple le advanced management program destiné aux dirigeants d’entreprise de l’école de commerce Audencia.program.

L’objectif des MOOC et de ces universités est d’atteindre de nouveaux utilisateurs qu’elles n’auraient jamais touchés autrement

Pour autant, malgré le développement des MOOC, les cours en présentiel ne vont pas disparaître. Mais le système évolue vers un enseignement mixte, plus souple. Et les parcours diplomants en ligne sont en train de décoller.

La nouvelle cible des MOOC : le B to B

Le nouveau créneau désormais investi par les plateformes : la formation professionnelle, avec la création, de rubriques dédiées aux entreprises De nombreuses organisations utilisent aujourd’hui cet outil. Parmi elles, de grands groupes qui signent des partenariats avec des plateformes telles que Coursera, mais aussi d’autres francophones comme Coorpacademy ou Openclassroom, pour compléter leur offre en formation interne.

Les plateformes de MOOC progressent dans le monde du B to B. Visant les besoins de formation en entreprise, elles offrent des catalogues de milliers de cours en ligne.

Il est possible d’être accompagné à distance grâce à de nombreux partenariats avec des écoles et universités du monde entier.

Les MOOC de 2018 n’ont plus grand-chose à voir avec ceux des Etats-Unis il y a plusieurs années : payants, diplomants, B to B, regroupés dans des cursus thématiques, à la demande, très loin du discours d’un accès à l’éducation pour tous.

A présent populaires, les MOOC n’ont plus le côté massif et collectif de leurs débuts. Ils proposent un accès à la demande avec des débuts de session très réguliers (et rassemblant donc moins de personnes), et des forums d’échanges entre élèves, améliorés

La régionalisation de plus en plus forte des MOOC s’explique par l’expansion du système avec l’apparition de nombreuses plates-formes.

Loin des premières plateformes américaines, les impératifs économiques rattrapent l’idéal de démocratisation du savoir promis à leurs débuts par ces cours massifs et ouverts.

On assiste aujourd’hui à une évolution en profondeur de l’offre proposée par les plateformes de diffusion, avec des problématiques de génération de trafic sur leurs plateformes et l’agrégation des savoirs acquis. En ayant des stratégies ciblées avec certaines universités et entreprises dans l’accompagnement à la recherche d’emploi et à la formation.

Avec la création de formations « micromasters » moitié en MOOC, moitié en présentiel, l’attribution de crédits universitaires, les MOOC cherchent à aller toujours plus loin dans ce domaine, via des partenariats.

C’est une façon de démocratiser les cours universitaires et de nourrir l’appétit d’apprendre propre à l’être humain.

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Mathieu Perez

Posté par

Etudiant en 3eme année d'école de commerce, je suis spécialisé en vente et marketing grâce à mon cur

Mathieu Perez

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