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2014
28/Juin

Objet connecté

Définition

On parle d’objets connectés pour définir des types d’objets dont la vocation première n’est pas d’être des périphériques informatiques ni des interfaces d’accès au web, mais auxquels l’ajout d’une connexion Internet a permis d’apporter une valeur supplémentaire en terme de fonctionnalité, d’information, d’interaction avec l’environnement ou d’usage.On peut ainsi considérer qu’une imprimante n’est pas un objet connecté (bien qu’elle le soit au sens commun) dans la mesure où sa vocation première est d’être un périphérique informatique.

Interface ou objet connecté ?

On distinguera un objet connecté d’une interface d’accès au web, cette dernière pouvant en effet prendre la forme d’un objet du quotidien. Ainsi, de manière évidente, un smartphone n’est pas un objet connecté. Le cas des Google Glass (cité ci-dessous) divise : s’agit-il finalement d’un moyen d’accéder au web par le biais d’un objet (donc une simple interface), ou celles-ci apportent-t-elles une réelle valeur ajoutée fonctionnelle ?La smartwatch (montre connectée), peut être une simple interface de visualisation ou d’accès au web. Elle peut aussi devenir un objet connecté à part entière à partir du moment où elle traite et génère elle-même des informations, comme par exemple une montre qui mesure le rythme cardiaque de l’utilisateur et envoie ses données à un serveur pour une exploitation ultérieure.

Fonctionnement des objets connectés

Les objets connectés sont reliés à Internet (on parle d’ailleurs d’Internet des objets, ou web 3.0) : ils peuvent donc communiquer avec d’autres systèmes pour obtenir ou fournir de l’information. Cela est rendu possible par la forte miniaturisation des composants électroniques, mais aussi par l’émergence de nouveaux réseaux de télécommunication de type M2M. Ils pourront par exemple :

  • Collecter et stocker des informations en fonction de leur environnement : rythme cardiaque de l’utilisateur, hygrométrie d’une cave, etc.
  • Déclencher une action en fonction des informations recueillies sur le web, comme par exemple l’arrosage d’une pelouse à la veille d’une forte journée de sécheresse.

Réseaux de télécommunication des objets

Si certains objets connectés, de par leur nature, peuvent être raccordés à un réseau wifi domestique ou professionnel (par exemple une balance corporelle connectée), de nombreux autres sont destinés à être utilisés partout en mobilité. Une des problématiques va donc être de trouver un moyen de faire communiquer ces objets sans sacrifier l’autonomie énergétique, et pour un coût raisonnable.

Communication GSM directe

La première solution consiste à utiliser les réseaux de données existants (3G, 4G, etc.). Cette solution est très peu adaptée dans la majorité des cas : elle nécessite une carte SIM, et utilise une technologie très consommatrice d’énergie. De plus, elle est relativement onéreuse.

Utilisation du Bluetooth

La seconde solution consiste à se connecter à un smartphone équipé de Bluetooth pour se servir de la connexion de ce dernier au réseau Internet. Dans ce cas, la consommation énergétique est moindre, mais la dépendance au smartphone peut être problématique.

Réseaux M2M dédiés

Enfin, ces dernière années, on a vu apparaître des réseaux de télécommunication dédiés aux objets connectés. Ces derniers ne nécessitent pas de carte SIM et offrent des consommations très réduites. Ils sont conçus pour transmettre un volume restreint de données (quelques octets). C’est le cas par exemple de Sigfox.

Exemples d’objets connectés

Google Glass (lunettes Google)

Objet connecté: lunettes Google Glass

Les Google Glass : vous aurez l’air idiot en les portant, mais c’est quand même la classe.

Les Google Glass permettent à leur porteur d’obtenir des informations supplémentaires sur leur environnement. A la manière de Terminator recevant l’identité des personnes qu’il regarde, on peut connaître le menu d’un restaurant seulement en le regardant de loin : Google se sert dans ce cas des informations indexées dans son moteur de recherche , couplées à la position GPS du porteur et à la reconnaissante visuelle de la façade de l’établissement par rapport à la base de donnée Street View. Il est également possible de partager soi-même des informations, en envoyant par exemple une photo sur Facebook correspondant à ce que regarde le porteur. Quant à l’identification des personnes, on y est presque : à partir du moment où tout le monde a un smartphone dans sa poche, rien ne s’y oppose sur le plan technique. Et avec Facebook, les porteurs de Google Glass pourraient avoir des informations bien plus détaillées sur les individus que notre Terminator. Certains considèrent les Google Glass comme une simple interface. Pour en savoir plus à ce sujet, nous vous invitons à consulter cet article de Cyril Rimbaud.

Montre cardio

Autre exemple d’objet connecté : la montre cardio. A chaque fois que vous allez faire votre footing, les données de votre course sont transférées à un serveur, vous permettant de visualiser votre parcours ou mesurer votre progression. Un programme pourra ensuite vous donner des conseils personnalisés pour devenir meilleur qu’Usain Bolt. Par contre, il ne court toujours pas à votre place.

Réfrigérateur connecté

Avec le frigo connecté, plus de listes de courses ni d’oubli du beurre : la machine détecte les produits manquants et passe la commande pour vous pour effectuer le réapprovisionnement. Magique… sauf quand vous n’aimez pas manger toutes les semaines le même beurre.

Faire soi-même des objets connectés

Pour transformer un objet du quotidien en objet connecté, il suffit de le raccorder à Internet et de le faire régir en fonction des données disponibles : météo, cours de bourse, action d’un utilisateur sur un smartphone… La réelle “intelligence” de l’objet est donc dans l’interface, et non dans l’objet lui-même. Par exemple, une simple ampoule, si elle est raccordée à une interface connectée à Internet (par exemple au niveau de la prise de courant), peut être commandée depuis un smartphone, et devient par conséquent une “ampoule” connectée. Pour faire soi-même un objet connecté, il est désormais possible de se procurer à des coûts très raisonnables des “kits“, ou d’utiliser des nano ordinateurs comme le Raspberry Pi, couplé à des relais pour commander des appareils raccordés au 220V.

Gabriel Dabi-Schwebel

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Ingénieur de formation, j'ai accompagné notamment pour Alcatel, TF1, SFR et Lagardère Active le lanc





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