2020
11/Sep
5 min

Format de fichier

Tous les projets de traductions impliquent des documents que le traducteur devra traiter. Avant l’ère de la numérisation, le procédé de traduction était loin d’être évident. Les démarches étaient nombreuses et le processus demandait particulièrement beaucoup de temps. Mais actuellement, traduire peut s’effectuer plus facilement grâce à des fichiers numérisés. En revanche, ce ne sont pas tous les formats de fichier qui peuvent être travaillés dans le cadre d’une retranscription.

Définition format de fichier

En informatique, la notion de nature de document est très importante, car c’est ce qui va permettre d’identifier le logiciel indispensable pour sa lecture. Le format de fichier peut donc être considéré comme étant le caractère du document dans le domaine du numérique. L’identification de format s’effectue par une petite extension qui consiste en un point suivi de trois lettres dans le nom du document. Ces petites abréviations permettent donc de connaître quel programme doit être utilisé pour ouvrir l’élément informatique.

Dans le domaine de la traduction, ce sont les formats basés sur les textes qui sont les plus utilisés. Le plus connu d’entre eux est le format DOC, un document qui peut s’ouvrir avec le célèbre logiciel Microsoft Word. Il s’agit d’une application Windows qui sert à effectuer des traitements de textes.

Si ce programme est le plus utilisé dans le domaine de la retranscription, ce n’est pas sans raison. Ce logiciel est très intuitif et il est possible d’y effectuer une mise en forme de document. Les autres programmes, quant à eux, exigent des compétences plus spécifiques en informatiques. Or, ce ne sont pas tous les traducteurs qui disposent des aptitudes avancées dans les autres logiciels.

Aussi, il faut noter que le format DOC fait partie de ceux qui sont dits « modifiables » en traitement de texte. Cette qualité est très importante pour les professionnels de la traduction, car cela simplifie grandement leur tâche. Mais il existe d’autres formats à base de texte, mais qui ne peut malheureusement pas être modifié. Ce genre de fichier inchangeable est loin d’être optimisé pour les opérations de traduction.

Les formats de fichiers de base en traduction

Comme mentionné dans le précédent paragraphe, il y a certains formats qui conviennent mieux à la traduction. Ils sont également appelés format basique comme ceux traités avec le logiciel Word. Par ailleurs, c’est le type de fichier le plus souvent envoyé par les clients pour effectuer une traduction.

Cependant, dans le domaine de la réécriture dans d’autres langues, il est également courant de trouver des fichiers HTML. Il s’agit de la variété utilisée pour un projet de traduction de site web. Mais il existe aussi d’autres extensions courantes comme le format PDF pour transcrire d’une langue vers une autre.

En revanche, ce dernier format cité exige un développement particulier avant de pouvoir être traduit. Il aura besoin d’un logiciel OCR qui signifie Reconnaissance Optique de Caractère pour pouvoir être modifiable. Le même traitement également nécessaire avec l’extension de fichier provenant des applications InDesign ou encore Illustrator qui, elles, exigent une localisation.

Pour les traductions audiovisuelles, il existe des logiciels avec lesquelles il est possible d’y insérer des traductions.

Ainsi, pour rappel, les types de fichiers de base les plus courants en traduction sont ceux :

  • Au format Word ;
  • Au format PDF ;
  • Au format INDD ;
  • Au format AI ;
  • Au format HTML.

Les formats de fichiers spécifiques au domaine de la traduction

À part les fichiers de base dans le domaine de la traduction, il y a également des fichiers spécifiques. Ce sont les formats en packages que les agences spécialisées en traductions peuvent recevoir. Pour pouvoir être traitée, ceux-ci ont besoin d’un logiciel de la catégorie des TAO qui signifie Traduction Assisté par Ordinateur. À titre d’exemple, les packages qui sont conçus avec le logiciel Trados auront le format SDLPPX.

Afin de simplifier les échanges entre les professionnels en traduction, le travail sur des fichiers XML est également usuel. Celui-ci peut alors se présenter sous l’aspect d’un document bilingue munie d’un texte source ainsi que de sa traduction.

Dans le cas des autres fichiers, un traitement PAO peut s’avérer nécessaire pour pouvoir les travailler. Cela permet surtout de garder le format initial de la page avec du contenu déjà transcrit à l’intérieur. En bref, il s’agit d’une démarche nécessaire pour préserver la mise en forme du document.

Le format SDL XLIFF

Le format SDL XLIFF fait partie des fichiers XML qui sont spécifiquement utilisés dans le logiciel SDL Trados Studio. Ce format peut fonctionner sur la version 1.2 des normes XLIFF. SDL XLIFF qui veut dire « SDL XML-based Localization Interchange File Format ».

Comme mentionné dans le précédent paragraphe concernant les fichiers XML, ce sont des fichiers bilingues. Avec cette extension, la source et la version traduite du document se trouvent dans le même fichier. Donc, lors d’une nouvelle traduction dans le logiciel Trados, le texte dans la langue initiale sera placé dans un fichier SDL XLIFF. Ce document une fois enregistré se placera dans le même dossier que le document dans la langue d’originale.

memoQ

Il s’agit d’une suite de logiciel de l’outil TAO qui fonctionne sur Windows. Aujourd’hui, il s’agit du plus célèbre et du plus puissant logiciel dédié à la traduction. Et grâce à lui, il est possible d’effectuer des traductions instantanées et de meilleure qualité. Il peut lire différents nombres de formats de fichier, ce qui en fait sa véritable force :

  • XML ;
  • HTML ;
  • SDLXLIFF ;
  • Les fichiers Word, Excel, PowerPoint ;
  • Les formats Adobe PSD, PDF, InDesign.

Ce programme a la particularité de retenir en mémoire les traductions ainsi que les glossaires. Il intègre également la traduction automatique et le la post-édition. En outre, il fonctionne également avec les autres systèmes d’outils TAO en prenant en charge tous ses formats.

Conclusion

Le format de fichier est une notion très importante dans la traduction. Avec les formats modifiables, effectuer la réécriture du document dans une autre langue est plus simple. Toutefois, pour d’autres fichiers de textes non modifiables, passer par les outils de TAO s’avère indispensable. Par ailleurs, cette seconde option offre une large possibilité grâce à des programmes comme memoQ qui présentent de nombreuses fonctionnalités en traduction.

 

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