2020
28/Oct
4 min

Coefficient de foisonnement

Le coefficient de foisonnement est un terme récurrent dans le domaine de la traduction. Ce vocable désigne le pourcentage de surplus de mots quand il faut traduire un document dans une autre langue. Il s’agit surtout d’une notion importante qui a un lien avec l’estimation de prix d’une retranscription. Tout ce qu’il faut savoir concernant cet indice nécessaire de l’adaptation linguistique dans cet article.

Définition : coefficient de foisonnement

Quand un texte fait l’objet d’une traduction, celui-ci pourrait s’amplifier par rapport à la langue de départ. Autrement dit, au moment de passer un texte dans une autre langue, son volume peut subir une augmentation. C’est en raison de cet agrandissement du nombre de caractère que les professionnels en traduction parlent de « foisonnement ». D’après la définition du Petit Robert, ce mot veut d’ailleurs dire « croissance de volume ». Ainsi, pour mieux définir le coefficient de foisonnement, il désigne l’amplification du contenu d’un texte par rapport à sa version initiale. Il faut cependant noter que ce coefficient désigne le nombre de mots qui s’agrandit, mais non des caractères typographiques.

Pour les traductions vers la langue française, les variations engendrées peuvent être nombreuses. En effet, comme la langue de Charlemagne est très conceptuelle, celle-ci fait subir un étoffement conséquent au texte. Et cela peut s’expliquer par l’utilisation de nombreux articles par rapport à d’autres langues telles que l’anglais. Et ces mots qui excèdent peuvent être mesurés par le biais d’un coefficient.

Pourquoi le coefficient de foisonnement ?

Le plus souvent, en traduisant un texte dans une autre langue, le nombre de caractères d’un mot peut se prolonger ou réduire. Cependant, personne n’était particulièrement conscient de l’importance de ce phénomène auparavant. Si bien que cette croissance était souvent assimilée au manque de professionnalisme du traducteur.

Certains ont même pensé qu’il s’agissait d’une surtraduction ou de l’ajout délibéré de mots pour faire plus de pages. Et cela étant, être mieux rémunéré au moment du décompte de la traduction. Mais il a été découvert que ce phénomène de foisonnement dans la traduction était loin d’être purement délibéré. Et qu’il s’agissait encore moins d’une occurrence purement optique. C’est donc pour cette raison que ce coefficient a été établi en tant qu’indicateur du taux de foisonnement d’un texte traduit.

Comme cela a été déjà mentionné dans le précédent paragraphe, le foisonnement de mots d’une traduction peut être mesuré. Il s’exprime en pourcentage et dépend généralement de la langue de départ et d’arrivée. En ce qui concerne la langue française, le coefficient de foisonnement va dépendre non seulement du type de texte à traduire, mais aussi surtout de la langue de départ. Ainsi, les pourcentages peuvent allez de -70% à +40% en fonction des conditions de traduction.

Un besoin, surtout pour la tarification

Une autre raison d’être du coefficient de foisonnement est d’évaluer la rémunération du traducteur. Avec le calibrage de la traduction, il rentre dans la formule qui permet d’estimer le tarif d’une retranscription plus raisonnablement et avec précision. Cependant, même si cet indice permet de connaître le prix d’une traduction, d’autres critères peuvent influencer le tarif final. En effet, un traducteur peut également proposer une facturation au mot pour ses traductions. C’est surtout le cas des traductions qui sont très techniques et qui demandent beaucoup de rigueur.

Mais d’autres agences spécialisées en traduction peuvent aussi adopter une facturation au forfait qui se base souvent sur la combinaison de langue. De même pour, certains paiements se basent sur une facturation à l’heure, en fonction du volume et du délai de livraison de la traduction. Mais, quel que soit le mode de tarification, le coefficient de foisonnement demeure une règle de base dans l’estimation d’une traduction.

Le coefficient de foisonnement pour certaines langues

Le foisonnement d’une langue n’est pas une constante, car de nombreux facteurs peut influer l’augmentation de mot d’une traduction. Il peut dépendre du contexte ou encore de la complexité du terme dans la langue cible. De ce fait, le calcul de son taux peut s’avérer complexe et peut donc faire l’objet de litiges. Mais auprès des excellentes agences de traduction, ce calcul est bien détaillé. Ainsi, le coefficient sert aussi à établir une certaine équité parmi les différentes langues traduites en français.

Par exemple, en anglais, le mot « please » peut être traduit par « s’il vous plaît » en français, donc 3 mots pour en expliquer 1. En Italien, c’est « per piecere » qui signifie « s’il vous plaît », donc 2 mots pour en expliquer 3. C’est à peu près ce genre de phénomène qui explique l’excédent de mots au moment de la traduction. Voici un tableau qui détermine les normes de foisonnement souvent appliquées par les traducteurs :

Langue initiale Langue cible Type de traduction Coefficient de foisonnement
Langues germaniques : allemand, néerlandais, finlandais, etc. français Généralité De +25% à +40%
Anglais français Généralité et œuvres littéraires De +15% à +25%
Juridique et économique De +5% à +15%
Langues asiatiques : chinois, coréen, japonais Français Généralité De -45% à -70%

Conclusion

Le coefficient de foisonnement est une notion importante dans la traduction, surtout lorsqu’il s’agit d’estimer la rémunération du traducteur. En fonction des langues, cet étoffement peut varier et peut augmenter ou encore réduire. Ainsi, au moment de faire traduire un document, il s’agit d’un indicateur important qu’il ne faut en aucun cas négliger.

 

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